15 octobre 2007
"Moi sans toi, c'est comme la campagne sans les vaches"
Prenez deux filles, tout ce qu’il y a de plus normal, de
plus sensé, et de plus sain d’esprit. Par exemple :
(Là, déjà, vous commencez à émettre de sérieux doutes sur la véracité de mes propos)
Deux filles qui se rencontrent pendant des cours communs de latin en 5è (l’une d’entre elle abandonnera cette matière abjecte au bout d’un an, tandis que l’autre continuera à en faire toute sa vie, apparemment… je vous laisse deviner laquelle est la plus maso des deux. Suivez mon regard).
Ajoutez à ça une année dans la même classe.
Puis trois ans dans le même lycée, des factures téléphoniques aux multiples zéros, des conversations msn sans fin, des aprems chez l’une ou chez l’autre à refaire le monde, à virer langue-de-p… quand l’occasion se présente (individu lambda : « c’est pas bien de critiquer » + ton moralisateur ; M&V, même regard découragé : « mais ta gueuuuuuuuuuuuule !!!!! », c’est classe une fille, on sait), des virées shopping interminables, une addiction commune au chocolat, une détestation du sport en tout genre et tout particulièrement de la prof, une particularité à attirer toute sorte d’insectes nuisibles (aussi connu sous le nom de consternants ou enfoirés affectifs, cf. notre copine Bridget J., ou ouvriers reluqueurs), des heures de blablatage à côté d’une vieille souche d’arbre amoureusement baptisée Edmond et cette tendance maso à regarder des films qui font peur les soirs de baby-sitting.
Et des hurlements de joie complètement déments à l’annonce des résultats du bac… quelque chose entre l’hurlement de goret qu’on égorge ou le caquètement de poule surexcitée (nos mentions B et TB y sont pour beaucoup, oui on en a un peu dans le crâne malgré ce qu’on peut laisser paraître).
Bref, vous obtenez deux meilleures-amies-pour-la-vie.
Et, parce que sinon ça serait trop facile, ajoutez le facteur retour en France. Du jour au lendemain, alors qu’on habitait à 400m l’une de l’autre, nous nous sommes retrouvées avec 22 000km entre nous. Jugez plutôt…
« Loin des yeux, loin du cœur », c’est des conneries tout ça. Parce que même si la dernière fois qu’on a parlé date de juillet 2006, t’avoir au téléphone hier soir, c’est comme si on s’était quittée la veille.
Bref, vieille folle, je te rappelle d’ici une dizaine de jours pour te souhaiter tes joyeux 53 ans, je vais encore faire exploser mon forfait par ta faute (y'a pas idée de vieillir chaque année) et tenons bon, plus que quelques mois avant les retrouvailles !!!
Mel aime : je répète
Mel aime : on a dit qu'il fallait que tu te bouges
Mel aime : et que la blonde et moi en tant que meilleures amies de ta désespérante personne
Mel aime : on devait te motiver !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Vaness : je te signale que Meumeu me largue en cours alors question de soutien, hein !!!
Mel aime : ouais ça c'était du mauvais calcul
Mel aime : elle a de la bonne volonté notre Meumeu
Mel aime : mais le mental suit pas
Mel aime : mdrrr
Vaness : loooool
Mel aime : c'est une blagueeeee !!!!!
Voilà pourquoi je t’aime =D
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