24 mars 2008
"I've been dreaming of a true love's kiss !"
Dans un couple, les filles décident de tout. Du lieu du premier rendez-vous à l'accouchement. Elle font juste en sorte de faire croire à leurs conjoints que la fabuleuse idée qui s'est développée dans leur éminent appareil cérébral vient, bien entendu, d'eux. Juste pour ne pas les vexer, si c'est pas trop chou, ça...
Non, cette affirmation ne vient pas des abysses de mon cerveau à forte tendance féministe mais le fruit d'une étude sociologique très très très sérieuse (et j'insiste sur le très très très). Est-il nécessaire d'ajouter que j'y adhère complètement...
Alors certaines en profitent, parfois plus que d'autres. Moi je n'en profite pas, j'en abuse. Allègrement de surcroit. Oui j'irai me repentir un jour, pas de suite, j'ai pas le temps, le repas est prêt dans 15min et en plus, le jugement dernier n'est a priori pas pour demain donc... Quoique on sait jamais. Si ça se trouve je vais m'étouffer dans les 20 prochaines minutes avec ma purée home made et ça va être la cata devant la balance de l'Eternel avec mes 650 tonnes de péchés non expiés. Et je sens que gémir "c'était pas de ma faute" n'aura pas l'effet escompté. Bon allez c'est pas si grave, pour la grande frileuse que je suis, les flammes et les gens qui pleurent dans les bouilloires, ça devrait aller.
C'est ainsi que j'ai convaincu, avec ma force de persuasion légendaire, l'homme de regarder "Il était une fois" avec moi. Oui ce film qui parle de prince et princesse qui se marièrent, eurent un tas de bouseux en couche-culottes et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. Le premier qui pense "le pauvre" sera définitivement exclu de ce blog et me rejoindra quelque part dans les flammes de l'enfer.
Alors non seulement hombre mio a regardé un film "de gonzesse" pour reprendre son expression, mais en plus en V.O. (donc en anglais pour ceux qui percutent lentement). Et celui qui repense "le pauvre, il mérite qu'on lui brûle sa Vanessa et qu'on en fasse des brochettes vendues à la Fête du Boeuf" me rejoindra illico presto sous terre et en plus devra supporter le récit de ma passionnante et fascinante vie. Je sais, c'est dur et d'un coup, le sort de mon homme planté devant les aventures de Giselle et Edouard parait nettement plus enviable.
Quoiqu'en ait conclu mon homologue masculin, ce film est génial. Certes, pour une fille qui possède ne serait-ce qu'un demi milligramme de gnangnantise dans les veines, ce film mériterait carrément un Oscar du film qui permet aux jeunes filles fraiches et innocentes de continuer à croire que le Prince Charmant va arriver sur son fidèle destrier à moteur, armé d'un gun de paintball ou d'une sulfateuse (chacun son arme de prédilection). C'est quand même pas inutile de rappeler que les mecs ne sont pas que des concentrés de défauts sur patte. Oui moi je dis ça. C'est dire l'impact qu'un Walt Disney peut avoir sur mon neurone.
Et merci à l'homme d'avoir passé 1h30 à regarder ce film ou plutôt de m'avoir regardé le regarder. Elle est pas géniale la vie avec moi =P ?!?!

