27 mars 2008
Next, please !
La vie est faite de plaisirs et de désagréments. Sans m'étendre sur tous les plaisirs qui existent (manger un chou à la crème et défaillir de bonheur ; se faire offrir un beauuu bracelet, tellement joli que si on meurt, on veut que ce soit avec ; retrouver un vieux parfum d'enfance et constater que malgré ses 10 ans d'âge, il a toujours pas tourné ; etc etc), il existe un désagrément qui est, je crois, commun à tous. Ou du moins, commun à tous ceux dont la description va suivre.
Pour les rabat-joies qui vont illico penser "roooh mais c'est rien ça", je vous invite à y repenser la prochaine fois que vous êtes dans la file du McDodu avec l'estomac qui hurle à pleins poumons "NOURRIS-MOI OU JE M'AUTO-DIGERE !!!!!" et qu'il y a 12 000 personnes devant. Tout de suite, les avis divergent non ?
Et dans une file de gens qui attendent d'être servis, il y a ceux dont il serait utile qu'ils aient leurs photos placardées à l'entrée avec "Interdit de séjour sous peine d'écartèlement publique" en guise de légende. Ou "Alerte : cause de stress pouvant causer des ulcères et transformer votre estomac en passoire". Alors parmi eux, on trouve...
- Celui qui aurait du naitre sans cordes vocales. Parce que dès qu'il ouvre la bouche, j'aurais préféré qu'il la referme de suite. C'est simple, c'est le gars qui marmonne plus de "p*taiiiiiiiiiiiiiiin..........." en une minute que vous n'en aurez prononcé au cours de votre vie ou qui pousse des soupirs de 3km de long en regardant sa montre. Manifestement il est pas content d'être là. Moi non plus.
- Celui qui vous pousse ou qui vous colle avec son sac / son caddie / son panier / son bide aussi, c'est possible. Celui qui a décidemment très peur qu'entre lui et vous surgissent des dizaines de personnes susceptibles de partir avec les 34 baguettes de pain restantes ou les 172 places de ciné encore disponibles.
- Celui qui vient avec ses enfants. Certes, il est possible qu'il ne puisse pas faire autrement que de se coltiner ses gamins partout. Il en est peut-être le premier attristé. Cela dit, entendre "PAPA JE VEUX FAIRE PIPIIIIII !!!! PAPA OU QU'ELLES SONT LES TOILETTES ??? PAPA EMMENE-MOI AUX TOILETTES SINON J'INONDE TES CHAUSSURES !!!!!", ça stresse. Je vous assure qu'après ça, on a pas envie de penser "pauvre papa", mais plutôt "ça vous ennuit pas que je vous emprunte votre petit deux secondes ? On va jouer à celui qui tient en apnée le plus longtemps".
- Celui qui commence à jouer avec son portable. Je vous assure qu'un concert de bip bip tululut bip bip, ça multiplie par 12 les pulsions meurtrières. Je réclame une loi permettant de casser les dents du premier qui prend son téléphone pour un juke-box dans les moments où les nerfs sont déjà soumis à rude épreuve.
- Celui qui double. L'infâme est repérable de loin. C'est le gars qui fait mine de ne rien voir de ce qu'il y a marqué sur le tableau derrière le comptoir et qui avance, doucement mais surement. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour se gratter le nez, bailler, lancer un coup d'oeil assassin au mioche qui menace de faire pipi dans le vase si son père ne se bouge pas, il s'est installé 5 têtes devant. Alors lui j'ai juste envie de lui faire manger son slip.
- Et celui qui cumule tous les cas. Et là je prie pour que le gars au comptoir décide de prendre sa pause et de sortir son affichette "caisse fermée".
Après y'en a qui disent que je suis """"nerveuse"""". Non franchement je vois pas du tout pourquoi...

