Confessions d'une râleuse

Vanessa ; 1 amoureux ; 2 meilleures copines ; 3 neurones ; 4 mars 1988

31 mars 2008

How amazing it feels just to live again...

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Mais qu'est-ce que c'est qu'être fort finalement ? Je ne parle pas de force physique mais de force mentale. Encore heureux vu que moi VS un bocal de cornichons... Inutile de donner le score final.
Qu'est-ce qui fait que l'on résiste plus ou moins facilement aux évènements de la vie ?

J'ai toujours pensé que je ne supporterais pas grand-chose en terme d'échecs. Par supporter, j'entends prendre mal et ne pas accepter, pas que ça me rende folle de colère. Des échecs pourtant, je n'en ai pas connu énormément, ma vie a plutôt été un long fleuve tranquille de ce côté-là. Je n'en ai connu en fait que deux, voire trois ; mais ceux-là m'ont quand même salement amoché le moral quand ils sont arrivés.

Sur le coup, on se dit "mais merde, mais qu'est-ce qui va pas avec moi, où est-ce que j'ai buggé, pourquoi pourquoi pourquoiiii ?". Parce que quand les idéaux sont brisés, c'est dur de se dire qu'on va se remettre à sourire et à vivre normalement, à faire comme si ça n'avait jamais eu lieu et à prétendre que ça n'a pas eu le moindre impact. Surtout quand on y pense beaucoup. Constamment.

Puis finalement c'est le temps, le temps et la volonté qui effacent tout. Non, ils n'effacent rien, ils atténuent. C'est ce qui permet de continuer finalement, au lieu de rester prostré sur les erreurs. On peut se remettre à exister, reprendre sa vie là où on l'avait laissée. Être finalement bien plus forte, bien plus solide qu'on l'avait pensé il y avait quelques mois. Prouver, se prouver que ce n'était pas insurmontable. Qu'on sait être une warriorette quand la situation l'exige :p

Je n'éprouve plus de haine maintenant. J'ai laissé aller depuis. Et ça fait drôlement du bien de desserrer ses poings.
J'avais dit un jour "sans lui, ça va être dur... mais sans toi, ce serait impossible". Et finalement...

-Between li(n)es-

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29 mars 2008

Les aventures capillaires de Vanessa

Oui oui, le titre annonce la couleur, vous avez droit à une note hautement intellectuelle ce soir. Si vous vouliez lire un article sur le développement durable ou les énergies renouvelables, c'est râpé. Mais je vous rappelle que vous êtes sur le blog d'une fille, une fille vile et remarquablement sournoise qui plus est, alors faut pas trop espérer non plus en terme de pensées philosophiques et profondes. D'ailleurs pourquoi est-ce que vous venez lire mes inepties au juste ?


Bref.


Je suis le genre de fille qui aime bien changer régulièrement de tête. Il y en a qui disent que souvent, quand une nana décide de radicalement changer de coupe, c'est parce qu'elle entre dans un nouveau tournant de sa vie, largage de son idiot de copain, tri des amis, abandon de ses plaies de gamins, perte de poids exceptionnel ou que sais-je encore. Dans mon cas, ce serait plutôt parce que mes cheveux et moi entrons dans une phase critique, l'ultime avant que je ne pète un câble en menaçant de me saisir d'un ciseau, d'une tondeuse, d'une hache et de me débarrasser du surplus chevelu qui étouffe mon cerveau. La Britneysation continue à faire des victimes, comme on peut le constater.

Quand j'étais petite, j'avais les cheveux loooongs. Mais vraiment long. Disons que j'aurai pu m'assoir dessus si je trouvais ma chaise trop crade... Sauf que ma mère, excédée de voir que quand je mangeais ma soupe, je laissais mes cheveux faire trempette dedans, a décidé de mettre un terme à leur règne. Et je me suis retrouvée presque chauve. Non je plaisante, j'avais la coupe au bol mais c'était presque aussi laid au final. Depuis, je n'ai jamais re-eu des cheveux longs, surtout pour des questions d'esthétisme et de practicité (les cheveux longs, c'est le Mal. Surtout quand on vit par 45°C à l'ombre). Je me suis cantonnée au mi-long et au court. Donc forcément, ça laisse pas mal de possibilités en terme d'arrangement capillaire. J'ai essayé le court, le carré, le dégradé, le lissé, l'effilé, etc etc, bref un vrai catalogue de coiffeur vivant.

Tout ça pour en arriver au fait qu'aujourd'hui j'ai décidé de les tailler encore une fois. De ça (version cheveux plus longs, je tiens à signaler avant qu'on ne me traite de fieffée menteuse) :


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Je suis passée à ça :

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Je tiens à préciser que ce n'est pas moi sur les photos, il parait que c'est pas inutile de le signaler. D'où que je serai blonde maintenant ???
 
Alors certes, ça change, c'est bizarre et blablabla, j'ai pas eu de frange depuis mes 10 ans à peu près et gnagnagna. Mais entendre pour la 678è fois de sa vie "Quoi ? Mais t'as coupé tout ça ? Mais t'as pas peur ? T'es contente du résultat au moins ? T'aimes bien ? Enfin... c'est pas que j'aime pas, hein... Mais ça fait bizarre ! J'en reviens pas que t'aies coupé comme ça ! Moi je pourrai jamais sacrifier mes cheveux comme ça !!!", c'est... comment dire... lassant. J'avais qu'à pas me les couper, que vous dites ? Je vous ennuie, très chers.

Donc aujourd'hui, j'ai décidé de faire preuve de bonté. De partager avec le reste du monde ma science infuse (une science très limitée certes, mais ce que je sais... ben je le sais). De me soulager d'un poids, d'avouer un lourd secret gardé depuis la nuit des temps que seule visiblement l'élite de la planète a le bonheur de connaitre. J'espère pour ceux qui l'ignorent encore qu'ils tiendront le coup. Inspirez, expirez parce que c'est du lourd.


Les...


cheveux...


ça...

(suspens...)


repousse !!!!!!!!!!!!!


Ouf c'est sorti !


En espérant ne pas avoir perdu de lecteurs pour cause d'infarctus foudroyants à la lecture de cette vérité absolue, je vous dis à la prochaine pour d'autres aventures aussi palpitantes et délirantes !

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27 mars 2008

Next, please !

La vie est faite de plaisirs et de désagréments. Sans m'étendre sur tous les plaisirs qui existent (manger un chou à la crème et défaillir de bonheur ; se faire offrir un beauuu bracelet, tellement joli que si on meurt, on veut que ce soit avec ; retrouver un vieux parfum d'enfance et constater que malgré ses 10 ans d'âge, il a toujours pas tourné ; etc etc), il existe un désagrément qui est, je crois, commun à tous. Ou du moins, commun à tous ceux dont la description va suivre.


Faire la queue.

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Pour les rabat-joies qui vont illico penser "roooh mais c'est rien ça", je vous invite à y repenser la prochaine fois que vous êtes dans la file du McDodu avec l'estomac qui hurle à pleins poumons "NOURRIS-MOI OU JE M'AUTO-DIGERE !!!!!" et qu'il y a 12 000 personnes devant. Tout de suite, les avis divergent non ?

Et dans une file de gens qui attendent d'être servis, il y a ceux dont il serait utile qu'ils aient leurs photos placardées à l'entrée avec "Interdit de séjour sous peine d'écartèlement publique" en guise de légende. Ou "Alerte : cause de stress pouvant causer des ulcères et transformer votre estomac en passoire". Alors parmi eux, on trouve...

- Celui qui aurait du naitre sans cordes vocales. Parce que dès qu'il ouvre la bouche, j'aurais préféré qu'il la referme de suite. C'est simple, c'est le gars qui marmonne plus de "p*taiiiiiiiiiiiiiiin..........." en une minute que vous n'en aurez prononcé au cours de votre vie ou qui pousse des soupirs de 3km de long en regardant sa montre. Manifestement il est pas content d'être là. Moi non plus.

- Celui qui vous pousse ou qui vous colle avec son sac / son caddie / son panier / son bide aussi, c'est possible. Celui qui a décidemment très peur qu'entre lui et vous surgissent des dizaines de personnes susceptibles de partir avec les 34 baguettes de pain restantes ou les 172 places de ciné encore disponibles.

- Celui qui vient avec ses enfants. Certes, il est possible qu'il ne puisse pas faire autrement que de se coltiner ses gamins partout. Il en est peut-être le premier attristé. Cela dit, entendre "PAPA JE VEUX FAIRE PIPIIIIII !!!! PAPA OU QU'ELLES SONT LES TOILETTES ??? PAPA EMMENE-MOI AUX TOILETTES SINON J'INONDE TES CHAUSSURES !!!!!", ça stresse. Je vous assure qu'après ça, on a pas envie de penser "pauvre papa", mais plutôt "ça vous ennuit pas que je vous emprunte votre petit deux secondes ? On va jouer à celui qui tient en apnée le plus longtemps".

- Celui qui commence à jouer avec son portable. Je vous assure qu'un concert de bip bip tululut bip bip, ça multiplie par 12 les pulsions meurtrières. Je réclame une loi permettant de casser les dents du premier qui prend son téléphone pour un juke-box dans les moments où les nerfs sont déjà soumis à rude épreuve.

- Celui qui double. L'infâme est repérable de loin. C'est le gars qui fait mine de ne rien voir de ce qu'il y a marqué sur le tableau derrière le comptoir et qui avance, doucement mais surement. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour se gratter le nez, bailler, lancer un coup d'oeil assassin au mioche qui menace de faire pipi dans le vase si son père ne se bouge pas, il s'est installé 5 têtes devant. Alors lui j'ai juste envie de lui faire manger son slip.

- Et celui qui cumule tous les cas. Et là je prie pour que le gars au comptoir décide de prendre sa pause et de sortir son affichette "caisse fermée".


Après y'en a qui disent que je suis """"nerveuse"""". Non franchement je vois pas du tout pourquoi...

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24 mars 2008

"I've been dreaming of a true love's kiss !"

Dans un couple, les filles décident de tout. Du lieu du premier rendez-vous à l'accouchement. Elle font juste en sorte de faire croire à leurs conjoints que la fabuleuse idée qui s'est développée dans leur éminent appareil cérébral vient, bien entendu, d'eux. Juste pour ne pas les vexer, si c'est pas trop chou, ça...
Non, cette affirmation ne vient pas des abysses de mon cerveau à forte tendance féministe mais le fruit d'une étude sociologique très très très sérieuse (et j'insiste sur le très très très). Est-il nécessaire d'ajouter que j'y adhère complètement...

Alors certaines en profitent, parfois plus que d'autres. Moi je n'en profite pas, j'en abuse. Allègrement de surcroit. Oui j'irai me repentir un jour, pas de suite, j'ai pas le temps, le repas est prêt dans 15min et en plus, le jugement dernier n'est a priori pas pour demain donc... Quoique on sait jamais. Si ça se trouve je vais m'étouffer dans les 20 prochaines minutes avec ma purée home made et ça va être la cata devant la balance de l'Eternel avec mes 650 tonnes de péchés non expiés. Et je sens que gémir "c'était pas de ma faute" n'aura pas l'effet escompté. Bon allez c'est pas si grave, pour la grande frileuse que je suis, les flammes et les gens qui pleurent dans les bouilloires, ça devrait aller.


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C'est ainsi que j'ai convaincu, avec ma force de persuasion légendaire, l'homme de regarder "Il était une fois" avec moi. Oui ce film qui parle de prince et princesse qui se marièrent, eurent un tas de bouseux en couche-culottes et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. Le premier qui pense "le pauvre" sera définitivement exclu de ce blog et me rejoindra quelque part dans les flammes de l'enfer.
Alors non seulement hombre mio a regardé un film "de gonzesse" pour reprendre son expression, mais en plus en V.O. (donc en anglais pour ceux qui percutent lentement). Et celui qui repense "le pauvre, il mérite qu'on lui brûle sa Vanessa et qu'on en fasse des brochettes vendues à la Fête du Boeuf" me rejoindra illico presto sous terre et en plus devra supporter le récit de ma passionnante et fascinante vie. Je sais, c'est dur et d'un coup, le sort de mon homme planté devant les aventures de Giselle et Edouard parait nettement plus enviable.

Quoiqu'en ait conclu mon homologue masculin, ce film est génial. Certes, pour une fille qui possède ne serait-ce qu'un demi milligramme de gnangnantise dans les veines, ce film mériterait carrément un Oscar du film qui permet aux jeunes filles fraiches et innocentes de continuer à croire que le Prince Charmant va arriver sur son fidèle destrier à moteur, armé d'un gun de paintball ou d'une sulfateuse (chacun son arme de prédilection). C'est quand même pas inutile de rappeler que les mecs ne sont pas que des concentrés de défauts sur patte. Oui moi je dis ça. C'est dire l'impact qu'un Walt Disney peut avoir sur mon neurone.

Et merci à l'homme d'avoir passé 1h30 à regarder ce film ou plutôt de m'avoir regardé le regarder. Elle est pas géniale la vie avec moi =P ?!?!


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23 mars 2008

Ma vie, cette succession d'étranges évènements

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En ce moment, je suis d'une humeur de dogue. Faut pas me regarder trop longtemps dans les yeux sinon je vous bouffe. Et allez pas vous plaindre que je vous ai pas prévenus. Donc le premier qui me pose une question nécessitant une réponse de plus de 3 mots, il joue avec sa vie. En fait, le premier qui me pose une question tout court s'expose à de graves représailles. Oui oui c'est valable aussi pour les questions du genre "tu veux du riz ou des pâtes ?".

L'avantage d'avoir une amie toujours à la bourre, c'est que lorsqu'on a rendez-vous à 15h chez moi, je peux passer à table à 14h50 qu'elle me couperait même pas en plein repas. J'ai changé de fuseau horaire, en effet. Le temps que la demoiselle arrive (15h15), la vaisselle est faite et la table débarrassée. I'm the queen of timing.

Après 5 semaines d'absence, l'aspirateur a fait son grand retour triomphal dans ma chambre. Après brossage, nettoyage, frictionnage, désincrustage et délocalisage des moults bestioles qui ont élu domicile entre une paire de chaussure et le coin du mur, mon antre retrouve à peu près une allure présentable. C'est ça le luxe des vacances : le ménage par un dimanche. Après, il me faut trouver un moyen de lutter contre l'invasion des plantes qui arrivent à se glisser entre ma fenêtre et mon toit et qui donnent à l'ensemble un look un peu jungle, les singes en moins. Quoique non les singes ne manquent pas, ils sont juste en totale liberté dans le jardin d'à côté et connus sous le nom de "sales gosses du voisinage".

Pour Pâques, j'ai acheté à l'homme pleins de chocolats. Même que même s'ils étaient au chocolat blanc, ils avaient l'air bon. Sauf que l'homme ce vilain m'a énervé beaucoup beaucoup beaucoup. Du coup je les ai mangés. Je sais, je suis le Mal. (N'empêche qu'ils étaient vraiment bons).

La chambre de ma soeur étant en pleins travaux, la pièce qui la sépare de la mienne est recouverte d'objets plus ou moins dangereux (scie rouillée, perceuse, pinceaux) et connaissant ma chance incontestée dans ce genre de circonstances, je risque très probablement de mourrir du tétanos avant la fin de la semaine. Il parait que ça serait bien fait pour moi. Ils ont tous juré ma perte dans cette maison.



Life goes on...

  

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21 mars 2008

L'Homo Sapiens Sapiens peut ne pas être fier de lui

Je voulais taper un fabuleux article sur comment ma semaine de vacances allait être atrocement géniale rien que pour le fait de pouvoir dormir plus de 6h par nuit (oui il m'en faut peu pour être heureuse) et de ne plus avoir à entendre la moindre voix de pétrelle à moins de 3km à la ronde mais en fait, non. Pas que je veuille pas, vous aurez surement l'article sus-cité d'ici peu parce que je fais souvent le contraire de ce que je dis (mon entourage a à peu près 6 milliards d'exemples sous la main et ne manquera pas d'argumenter si doute il y a mais j'ai comme l'impression que doute il n'y a pas, bande de chacals. Chacals ? Chacaux ? Bref, bande de hyènes, c'est pas mal aussi).

Non en fait si je le fais pas, c'est parce que notre fabuleuse petite île située quelque part dans l'océan Pacifique a une tendance quelque peu facétieuse à nous refaire plonger quand ça lui chante dans les temps anciens. Comprenez par là vie des cavernes, mammouths en folie, os dans le nez ou presque. Après tout, des hommes dignes de leurs ancêtres Néanderthaliens, on en trouve par centaines ici-bas. Si je dis tout ça, c'est parce qu'aujourd'hui, vendredi 21 mars, à 18h01 précisément, nous n'avons plus d'électricité because of this fabulous temps de merde.


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Et là je suis en train de réaliser qu'en fait, sans électricité, à la tombée de la nuit, quand les meubles sournoisement tapis dans l'obscurité n'attendent que de vous faire un croche-patte en profitant abusivement de votre myopie / presbytie / cataracte / absence d'oeil si vous êtes malchanceux, c'est dur.

Et c'est surtout impressionnant de constater qu'on est autant dépendant de ces milliards de petits électrons qui se baladent par-ci par-là. Parce que seule chez moi avec une panne de courant, sans l'homme à frapper (oui dans mon couple, c'est moi qui bats mon partenaire mais il aime ça, j'en suis sure), sans un(e) ami(e) à traumatiser avec tous les malheurs insoutenables de ma vie, sans un magazine hautement philosophique à décortiquer sous toutes les pages, sans un reportage sur un sujet à controverse du type "A-t-on le droit de sortir librement dans la rue quand on éprouve un amour honteux pour la dernière chanson de Sheryfa Luna ?" à regarder, sans une chanson à psalmodier en boucle jusqu'à créer une manif de voisins pour ma délocalisation, sans un blog à lire, sans un mail à écrire, ben je m'ennuie puissance 4.

Oui je sais, je pourrai faire un effort et me mettre à faire quelque chose qui ne nécessiterait pas l'utilisation de la moindre particule électrique (écrire à la main, chanter a capella, jouer aux mikados, terminer le sudoku commencé 6 mois plus tôt, me mettre du vernis sur les orteils sans en foutre la moitié sur la plante des pieds -je suis exceptionnellement douée et je l'assume-, tricoter, apprendre mes cours de physio, observer le comportement des fourmis qui ont élu domicile sur le coin du mur) au lieu de râler, râler, râler, mais dans le noir (je rappelle que la condition initiale est l'absence d'électricité), c'est dur. C'est même pas de la mauvaise volonté, je vous jure.

J'avoue qu'à ce stade-là, je suis en admiration devant les australopithèques et leurs cousins Cromagnon qui devaient surement plus s'amuser que moi sans avoir besoin du moindre petit électron. C'est dire l'état de dépression avancée.

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18 mars 2008

Chantage, mode d'emploi

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Ca me scie de le dire parce qu'au fond je vous aime bien et je suis sure que c'est réciproque mais vous êtes mauvais. Depuis que j'ai installé ce foutu sondage, il y a 14 personnes en tout et pour tout qui ont daigné y répondre alors que vous êtes 176 exactement à être passés ici depuis sa parution (samedi ou dimanche). Vous êtes aussi absentéistes que moi le jour des municipales et ça, c'est pas bien, c'est vraiment pas bien. Non je vous aime plus finalement. En plus c'est pour la bonne cause, c'est pour faire une moyenne avec, savoir quelle tranche d'âge je traumatise. Et vous aurez les résultats (un jour) avec analyse, discussion et interprétation, presque un compte-rendu de TP. Mes profs seraient fiers, tiens.

 

Mais oui que je vous aime toujours. Quelle question.

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17 mars 2008

Comment me rendre folle en 10 leçons.

Pour mon anniversaire, l'Homme m'a offert une montre. Une jolie montre Morgan, toute brillante dans sa boiboite noire, reposant sur son petit coussin en cuir. Sauf qu'étant d'un naturel chiant, capricieux et autres qualificatifs qui font de moi une personne facile et agréable à vivre, je l'ai trouvé trop... pas assez... bref. Pas vraiment à mon goût.


Oui c'est bon, j'entends d'ici les "quoi, tu oses critiquer les cadeaux qu'on te fait et blablabla ???", silence, la suite vous prouvera que j'ai été bien assez punie pour ça.


Après avoir harcelé l'Homme 40 000 fois de "t'es sur que ça te dérange pas qu'on la change, hein ? Hein ? Hein ?", ce à quoi l'Homme a répondu inlassablement 40 000 fois avec (beaucoup de) patience "non ça ne me dérange pas" (même si je sais que ce n'était qu'un mensonge pour éviter tout débordement), nous sommes donc retournés à la bijouterie. Malheur nous en prit.


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Dame Bijoutière manque de s'étouffer avec ses perles de Tahiti quand elle entend que sacrilège, je viens échanger la montre.
"Non mais vous vous rendez compte, il l'a choisi pour vous, et vous, vous la ramenez !" (+ regard noir de circonstance).
Plus jamais je viendrai chez toi.
Je choisis une montre et comme c'est prévisible vu que je tape dans la catégorie Poids Plume, le bracelet de la montre est 10 fois trop grand. Et c'est parti pour une guerre psychologique des plus acharnées.



Dame Bijoutière : il faut enlever 3 maillons.

Moi : 3 maillons de moins, ça va être trop serré.
Dame Bijoutière : vous avez un poignet très fin, il faut enlever 3 maillons.
Moi : 3 maillons de moins, ça va être trop serré.
Dame Bijoutière : nous allons donc enlever 3 maillons !
1-0 pour la femme aux bijoux cailloux genoux. Elle prend mon nom, mon numéro de téléphone, et envoie ma montre à l'atelier.

Trois jours passent. Nada.
Une semaine passe. Nada.
Une semaine et un jour passent. Nada.

L'Homme décide donc d'appeler et là, c'est un festival de cris qui l'accueille au téléphone. "Je ne vous ai pas appelé ? Mais la montre est prête depuis longtemps ! Vous êtes sur que je ne vous ai pas appelé ? Parce que moi j'appelle tout le monde ! Vous êtes vraiment sur que je ne vous ai pas appelé ?".

Nous retournons donc à la bijouterie, je suis toute contente de pouvoir enfin récupérer ma montre et j'ai presque envie de faire la bise à la bijoutière. Elle me sort la montre de la boite et là, c'est le drame. C'est la lutte Bijoutière VS Fermoir de la montre. Après 5min à s'escrimer avec le fermoir en menaçant de me péter une veine avec ses ongles, j'ai l'impression d'avoir une menotte au poignet.

Moi : c'est trop serré...
Dame Bijoutière : vous êtes sure ?!?! (je crois que je n'ai jamais eu autant envie de la tuer qu'à ce moment précis).
Moi : je vous ai dit que 3 maillons, ça allait être trop serré...
Dame Bijoutière : oh c'est pas grave, on va la renvoyer à l'atelier et faire ajouter un maillon ! Je vous rappellerai !


Envie de meurtre : on.


Dieu merci, 2 jours après, elle m'appelle en écorchant mon nom au passage, c'est réglé, je reviens une ultime fois mettre les pieds chez elle avec l'intime conviction qu'on ne se reverra heureusement plus. La montre est parfaite même si elle n'a pas pu s'empêcher d'ajouter 2 maillons au lieu de 3. Bref, tout est bien qui finit presque bien.

Parce qu'un jour et demi plus tard, la montre ne marche plus. Plus de piles. Je crois que je viens de gagner la montre de la poisse.
Dans deux jours, revenez lire comment ma montre s'est fissurée toute seule alors qu'elle reposait dans sa boite ou comment une météorite a réussi à transpercer mon toit pour finir sa course pile sur elle.


Ca m'apprendra à vouloir échanger les cadeaux, tiens.

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16 mars 2008

J'aime mes lecteurs

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Surtout quand ils sont particulièrement frappés. Mon lectorat a absolument interdiction d'être idiot mais j'avoue que c'est quelque chose qui n'est pas facile à contrôler. Donc vous l'avez bien compris, c'est l'heure des requêtes Google of the day ! (avec les fautes d'orthographe qui vont avec)

Pour nos amis qui nous rejoignent, je rappelle qu'une requête Google, c'est ni plus ni moins ce qu'on tape en recherche sur Google, qui affiche mon blog dans les réponses et qui permet à bien du monde d'atterrir ici en pensant trouver ce qu'ils cherchaient. Parfois, les recherches sont vraiment flippantes.

 

> 3 mecs m'aiment, que faire ? : fuir. Changer d'identité, de ville, de pays. A moins que t'aimes les spectacles de baston, là, tu peux t'installer confortablement et regarder qui de tes 3 chevaliers servants gagnera le trophée (= toi). Non je plaisante mais si tu veux vraiment que je t'aide dans ta vie amoureuse, c'est à tes risques et périls !

> qu'est-ce qu'une râleuse : c'est moiii.

> vaneshka canal blog confession d'une grande raleuse : faut pas pousser mémé dans les orties non plus, je râle, certes, mais je ne tape pas (encore) dans la catégorie grande râleuse. Comment ça, "si" ?

> pourquoi le mec s'amuse : parce que c'est ce qu'il sait faire de mieux ? (Pas taper, pas taper !)

> Andrea di sanseverini : je compatis à ton addiction pour ce mâle, moi aussi, j'en souffre.

> bali antonio blanco peintre : même qu'il a voulu prendre ma mère comme modèle... jusqu'à ce que mon père découvre qu'il peignait essentiellement des gens nus. Ca a un peu jeté un froid :p

> mon grand orteil gauche me pique : j'avoue que là, je suis perplexe.

> personne âgée manipulatrice : tu t'es pas trompé, c'est bien ce que je serai un jour avec un peu d'entrainement. Une vieille perfide et redoutable, comme à la télé.

> confessions d'une jeune fille : les miennes risquent de te répugner d'être une jeune fille. Les jeunes filles, c'est le Mal.

> fabrication herbier : cf. cours de L2 SVSTU.

> el tiempo se va pasando : et il nous fout des rides au passage, ce salaud !

> le ménage en s'amusant : tu mets de la musique (fort), tu prends ton plumeau et tu t'en sers comme micro sans oublier de t'adresser à ta foule d'admirateurs (tes chaussures, tes livres de cours, ce qui vit sous le lit...). Tu risques de te faire des ennemis côté voisins, cela dit.

> maboules : c'est un peu ce qui résume au mieux ce blog et ses lecteurs.

> je suis une raleuse : enchantée ;)

> comment fonctionne le cerveau masculin ? : à reculons, qui sait.

> australie mushroom magic : à Bali aussi, on t'en propose beaucoup... C'est pas bien, je vais balancer ton IP à la Police, espèce de drogué !

> informations baiser échangé : 253 colonies de bactéries baladées d'une bouche à l'autre à chaque fois... Sinon c'est pas mal quand on oublie ce détail =P


Il y a du potentiel, j'avoue.

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15 mars 2008

Le Petit Guide Des Personnes A Eviter Au Cours De Votre Vie

Chapitre 1 : La Purulente

Part II (suite et fin)

La Purulente, comme dit précédemment, est une nominée sans concurrentes à la Palme de l’Hypocrite du mois. Ouais un mois c’est suffisant, n’allez pas croire que c’est le genre de personne à rester dans le top de quelque chose bien longtemps… Parce que notre Purulente chérie, elle affectionne le fait de ne pas assumer ses propos. Sachez-le, la Purulente a une réputation à entretenir. Lorsqu’elle vous croise, de près ou de loin, ce ne sont que sourires mielleux et dégoulinants de fausseté. Absolument rien qui laisse entendre sa détestation, ses insultes, ses leçons de morale et autres éléments qui font d'elle une personne absolument fréquentable. Il ne faudrait surtout pas que l’on se doute que sous son doux minois se cache une connasse éhontée ! Et vous, vous ne vous doutez de rien (parce que vous êtes un peu conne aussi, de croire que tout le monde il est gentil). Vous pensez que la Purulente a un cerveau comme tout le monde et qu’elle sait accessoirement s’en servir. Sauf que tout finit un jour par remonter à la surface et vous finissez par découvrir la connassité hors-norme de cette fille. Et là vous comprenez que la Purulente n’est malheureusement pas dotée de ce prodigieux appareil cérébral. La Purulente n’est pas une personne bien. La Purulente mérite amplement son surnom.

Et puis un jour, la Purulente se retrouve exactement dans la même situation que la votre au moment de tous ses commentaires mesquins, cette situation qu’elle a tant critiqué quand vous étiez l’un des personnages principaux. Le même genre de situation qui a chamboulé votre vie quelques mois auparavant et que Ste-Purulente décriait et s'offusquait que cela puisse un jour arriver parce que merde hein, quelle idiote cette Vanessa ! La situation qui visiblement faisait vomir la Purulente pour avoir déversé des kilolitres de saloperies à votre sujet. La même situation qui a entraîné sa mutation personne-socialement-intègre à Purulente-sans-avenir.

La Purulente n’est plus seulement conne à ce stade de l’histoire. Non elle est aussi remarquablement grotesque. Et pathétique.


Madame_connasse

Alors la Purulente, qu’est-ce qu’on en fait ? Y’a-t-il encore un espoir pour elle ?

 

A priori non. Quand une personne se met à fouiner dans les histoires des autres pour combler le vide lamentable de sa propre vie, c’est trop tard. On peut juste estimer que longue sera la chute et douloureux le réveil. 

Le plus beau cadeau qu’elle puisse faire un jour à quelqu’un, c’est de lui révéler son vrai visage. Celui d’une personne sans personnalité, fourbe, acerbe, stupide et relativement méprisable. Et encore, ce ne sont ici que ses qualités. Les défauts, je préfère ne même pas en parler…

Il faut pardonner à ces gens-là d’être ce qu’ils sont. C’est déjà une punition en soi que d’être eux alors s’il faut en plus leur en vouloir parce qu’ils arrivent à vivre par procuration grâce à vous, mais où va le monde ?!?!

Laissons vivre les Purulentes de la planète. Non à leur disparition. Oui à une chance supplémentaire pour elles de se prendre des cartons dans la gueule. Parce qu’elles ont sincèrement besoin d’apprendre à évoluer.


Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé... est évidemment voulue :)

Posté par une damoiselle à 13:06 - Grandes réflexions métaphysiques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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