Confessions d'une râleuse

Vanessa ; 1 amoureux ; 2 meilleures copines ; 3 neurones ; 4 mars 1988

17 avril 2008

Voulez-vous supprimer cette dinde de votre répertoire ?

Dans la foule de gens qui vous entourent et qui évoluent à vos côtés, il y a forcément des G.C.P.. Autrement dit, des Gens qu'on ne Connait Plus.

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Mais qu'est-ce donc que ces bestioles-là ? Les G.C.P. sont ces personnes avec qui vous avez des souvenirs communs et avec qui, pour une raison ou pour une autre ou parfois pour aucune raison du tout -quitte à être illogique, autant l'être jusqu'au bout-, vous n'avez maintenant plus aucun contact. Pas de bonjour, ni de banalité échangée, rien. Pas le moindre petit morceau de mouche ou de vermisseau signe de reconnaissance, nada. Rien que de l'ignorance feinte ou de l'indifférence pure et dure.
Qui sont les G.C.P. ? Bah sensiblement tout ce qui touche aux anciens intervenants de votre vie : des ex-amis, des ex-potes, des ex-connaissances, des ex tout court, des ex-profs de français, etc etc (liste non exhaustive). Et ne pas oublier qu'on est tous le G.C.P. de quelqu'un. Forcément, ça marche dans les deux sens...

Toutes ces personnes, vous les avez relégués au rang de gens, cette masse grouillante de personnes qui vous entourent, dont l'existence vous passe un peu au-dessus de la tête.
Sauf qu'ils en sont un peu différents. Les gens normaux, vous ignorez leur date de naissance, leur couleur préférée, leur numéro de téléphone ou s'ils préfèrent dormir en pyjama ou à poil (non je déconne, ça je l'ignore. Quoique. Pas pour certains). Les G.C.P., dans votre for intérieur, vous êtes obligés d'admettre que vous connaissez quelques trucs sur eux. Même qu'en fait vous pourriez écrire un recueil de blagues tellement que vous en savez.

Alors forcément, quand on est amené à croiser des G.C.P. (une de leurs caractéristiques étant d'être systématiquement là où on aurait préféré qu'ils n'y soient pas), ceci indépendamment de notre volonté of course, ça amène à des situations parfois surréalistes.

Le genre où l'un regarde bien à droite et l'autre bien à gauche, chacun soudainement captivé par sa chaussure / sa main ("ooooh j'ai 10 doigts !!!") / l'extincteur / la particule de poussière qui flotte dans l'air, dans un couloir de 3,5m de large, tout ceci avec un naturel qui n'a rien à envier aux acteurs Sud-Américains

Ou bien brusquement "ah ben tiens, j'ai comme une envie de faire pipi et OOOOHHH j'avais pas du tout remarqué qu'il y avait des toilettes juste là, 12m avant le point de croisement avec G.C.P. ! Quel coup de chance inopiné, non vraiment !"

Ou bien vite vite vite il me faut quelque chose entre les mains pour faire genre je suis très occupé(e) et nooon j'étais trop concentré(e) sur mon cours de littérature anglaise du XVè siècle pour remarquer sa présence.

Ou bien "tiens c'est marrant il y a un oiseau dans le ciel qui passe pile quand t'arrives dans mon champ de vision et moi, les oiseaux, j'en suis trop fan... Quoi tu le savais pas ?!?! Ah ben voilà, c'est justement pour ça qu'on s'entend plus, suis-je bête !" Oui complètement idiot même.

Ou bien "ah t'étais vraiment là ? Merde, je t'avais confondu avec la machine à café. La morphologie sans doute..."

Ou bien "comment ça, t'oses me barrer le chemin, espèce de morue ? Tiens, prends-toi mon regard ultra-noir sponsorisé par les mascaras Chanel triple hypnose action dégraissante dans les dents!"

Somme toute, on retrouve le genre d'attitude qui traduit parfaitement le "non non je t'ai pas vu même si je sais très bien que tu es là". En prenant du recul, parfois c'est pas mal risible. Ou pathétique, au choix. Mieux vaut en rire...


L'être humain est décidemment fascinant. Oui vraiment. 



Posté par une damoiselle à 22:40 - Grandes réflexions métaphysiques - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

They tried to make me go to rehab, but I said no no no !

Je le confesse ici : je suis une droguée. A y est, j'en vois 18 au fond qui crient "AH ! T'avais qu'à pas te moquer des cannabisseux ! C'est ton karma, bien fait pour toi mouhahaha !". Certes, certes. On retourne aux légos maintenant, les enfants.


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Le problème est qu'il n'y a pas qu'une seule drogue. Bah nan, ça serait trop simple sinon. Non, non, on se calme, au fond, je ne suis pas non plus devenue héroïnomane, ecstasy-girl, magic mushrooms addict. Ca suffit un peu ou je bloque vos IP. Oui je sais, je sais être très menaçante quand la situation l'exige.
Non, moi mes addictions se prénomment :

- l'Homme. Non pas l'homme en général, ça va pas la tête ? Depuis quand je regarde plus loin que mon nombril (je cite) ? Je parle bien sur de MON homme. Le mien, celui marqué au fer rouge que même si tu grattes au white spirit, ça partirait pas... ah ben si, après réflexion, ça risque de s'en aller. La peau aussi par la même occasion.
Pour faire bref sinon cet article va prendre des allures d'hommage à sa perfection infinie et sa bonté céleste (j'extrapole un peu mais faut bien flatter les égos masculins de temps à autre sinon ça complexe vite, ces bêtes-là), le (l'un des) meilleur moment de la journée, c'est quand je le vois (et quand je peux enfin aller dormir accessoirement). Si je le vois pas, la journée perd tout son intérêt. Oui c'était mon quart d'heure Mariée Fière De l'Être, commencez pas à râler, j'en suis pas encore au stade de commencer toutes mes phrases par "mon chériiiii" + air crétin & battements de cils de rigueur !

- les mails de l'autre. L'autre étant accessoirement ma meilleure amie, exilée en France et avec qui la communication est relativement limitée vu qu'elle passe 23h dans ses cahiers et le reste du temps avec son homme (l'addiction masculine est un phénomène contagieux) par jour. Je lui pardonne vu qu'elle passe ses concours d'ici peu et qu'elle doit apprendre 35kg de cours (véridique, elle les a pesés). Bonne chance Melemette et te coupe pas les veines avec tes classeurs (de toute façon, tu te raterais... :p) !!!

- le chocolat. Oui en fait, je pourrai rayer les deux précédents juste pour garder celui-là (pas taper, pas taper !). Il parait que lorsqu'on consomme au moins 50g de chocolat par jour, on peut être considéré comme drogué au chocolat. 50g seulement ? Quand je pense qu'en Indonésie, je me sentais mal les jours où je pouvais pas en manger un bout !!! Bon voilà c'est officiel, Olivia Ruiz peut remballer ses hanches Nutella et ses noisettes-crac-tu-les-manges, la vraie femme chocolat, c'est moi. Mangez-moi mangez-moi mangez-moi.

- les papotages avec les amis. Les amis ont cette agaçante tendance à vous rappeler que, même les jours où on payerait cher pour échanger de place avec l'ermite qui vit à 3000m en altitude avec des chauves-souris pour seule compagnie, on pourrait pas être plus heureux qu'on l'est sans eux. Vous êtes chiants un peu et en plus, je suis obligée d'admettre que je vous apprécie un minimum. Des amis ingrats qui viennent lire ici mais qui commentent jamais, soit dit en passant. Non, en fait, je vous hais tous.

- Pékin Express. C'est fini maintenant, j'ai plus rien à regarder le mercredi soir, ma vie perd tout son sens.

- Ecrire. Bon ça je crois que j'ai pas spécialement besoin de développer...

- le brossage de dents 2 fois par jour. Bien sur que c'est très sain comme addiction ! Revenez la semaine prochaine, je vous avouerai à quel point j'adore la séance épilation hebdomadaire ! ("MA PEAU !!! RENDS-MOI MA PEAU, SALOPERIE D'EPILATEUR !!!!!!!!!!!").


Bon c'est pas tout ça, but it's middle of the night et demain ma fabuleuse journée comprend 6h de physiologie animale. La classe, je vais observer des ovaires all day long...

Posté par une damoiselle à 00:26 - Coups de coeur, coups de beurk - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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