06 mai 2008
In love with words
J'ai envie de dire que les révisions, ça va bien 3 jours mais après ça devient insupportable. Qui donc de sensé apprécie de se lever en se disant "oh oh oh, mais que vais-je donc m'enfiler par douzaine aujourd'hui ? 35 pages de géologie, mais c'est fantastique, pom pom pom" ?
Cela dit, je crois que je n'ai pas particulièrement le choix si j'ai envie d'avoir en tête mes 59 pages de microbio d'ici mardi prochain. Oui la vie est dégueulasse, surtout quand on souligne le fait que mes parents vont se balader en Nouvelle-Zélande dès demain et qu'en plus cette fois, ils ont décidé de rien me ramener. M'en fous, j'irai barricader le portail le jour de leur retour, ça leur fera les pieds.
Cette parenthèse et ce caprice terminés, passons aux choses sérieuses...
Oui parce qu'à la base, j'avais envie de parler des mots. Les mots et leur puissance insoupçonnée. Si vous vous marrez, au fond, rappelez-vous de la dernière fois qu'on vous a envoyés balader, je suis sure que ça vous marque encore. A y est, c'est bon, tout le monde s'en rappelle ? C'est bien, c'était le but.
Mine de rien, ces adjectifs, ces verbes, ces noms ont un impact beaucoup plus important qu'on le pense. Suffit de voir toutes les grandes idées des derniers siècles, elles ont été véhiculées par des discours bien connus pour la plupart, prononcés par des orateurs hors-pairs certes mais... Ce sont les vecteurs de l'expression et quand bien même on n'y est pas toujours sensible, il y aura toujours des phrases qui restent pour tous ("Ich bein in Berliner", je suis sure que ça en a traumatisé beaucoup).
Même à un niveau moins élevé, les mots peuvent être marquants. Tout le monde a en tête des phrases qu'on a prononcées à leur encontre, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Pour peu qu'on sache les utiliser, les mots sont capables de beaucoup de choses : d'apaiser, de faire rire, de consoler, de complimenter voire même de blesser.
Parce que s'il y en a qui affirment que les actes parlent plus que les paroles, moi je n'en suis pas si sure. A mes yeux, les deux se valent. Une main qui se retire de la nôtre au moment où on aurait préféré qu'elle s'y referme et un "tu me déçois" apportent la même sensation désagréable. De la même façon, un bisou sur le front et un "je t'aime" inspirent tous deux un sentiment de bien-être.
Toujours est-il qu'il vaux mieux être capable de bien les manier, une phrase déplacée ou un mot de trop ont parfois beaucoup plus de conséquences qu'on ne se l'imagine. Cela dit, une bonne claque dans la gueule fait parfois pas mal avancer les choses.
Cet article est un peu à l'état de brouillon mais je pense que l'idée générale y est passée (comme quoi je sais pas non plus toujours bien me servir des mots).
Il y a les premiers mots... papa
Les mots à l'origine de tout... pomme
Les mots universels... dollars
Et les mots moins universels... chicon
Il y a les mots simples... merci
Et les mots qui ont un double sens... pistolet
Parfois les mots engendrent d'autres mots... salut-salut
Les mots forment des histoires... il était une fois
Et des héros... I had a dream
Il y a les mots qui rassemblent... famille
Et ceux qui s'assemblent... belle-famille
Les mots que l'on ne dit jamais assez... bravo
Et ceux que l'on aimerait ne jamais prononcer... adieu
Et si certains mots sont imprononçables... jiu-jitsu
D'autres sont simplement durs à dire... je t'aime
Il y a les mots que l'on crie... silence
Ceux qui laissent sans voix... "..."
Ceux que l'on préfère taire... amant
Ceux que l'on cherche... euh
Les mots savants... épistémologique
Les mots marrants... hoola hoop
Les mots qui font sourire... cheese
Les mots qui veulent tout dire... chose
Mais les mots ne manquent pas... et cetera.

