22 juin 2008
Nom de code : taille 33 fourmi
L'avantage d'être petite, c'est que forcément on nous prend parfois pour plus fragile que ce que l'on est vraiment.
- Bouge pas, je vais le faire...
- Attends, laisse les garçons le faire...
- Non mais t'inquiète pas, ça va aller, tout seul...
- Parce que tu crois vraiment que tu sers à quelque chose ? (crétin)
Et on peut porter 10cm de talon sans pour autant dépasser ensuite tout le monde d'une tête. Et parfois on paye tarif enfants (c'est pas très glorieux CERTES mais le porte-monnaie, ça le rend heureux).
Bon évidemment, ça a aussi des inconvénients...
- Tu as VRAIMENT 20 ans ?
- Mam, mon pantalon, il traine par terre, j'essuie le sol là...
- J'arrive pas à attraper le pot de moutarde, vous pouvez m'aider s'il vous plait ?
- INTERDIT AUX MOINS DE 14 ANS !
Bon faut dire, je fais pas grand-chose pour me vieillir, le maquillage c'est pas mon truc, si j'arrive à me mettre du crayon sans pleurer ensuite pendant 10min parce que je me suis enfoncée la mine dans l'oeil, ça tient déjà du miracle.
Donc grosso modo, je suis un petit gabarit, plutôt issue de la catégorie poids plume. Même poids duvet en fait. Alors, se demande l'Homme qui partage mes nuits, comment un truc de 1m58 peut-elle prendre AUTANT de place quand elle dort ?
Parce que par un fait complètement illogique, la place que j'occupe où que je sois est inversement proportionnelle à ma taille. Sur une table libre, j'étale mes affaires dans un rayon de 3m (si je pouvais aussi empiéter sur la table de derrière, je le ferai sans souci). Dans un lit de 200x190, j'occupe 3/4 de l'espace disponible, le tout en m'enroulant dans le plus de couette possible. Un vrai nem.
Sauf qu'Homme en a eu marre (moi je le trouve très intolérant, tout être normalement constitué doit POUVOIR se sustenter de 4cm² d'espace tant que sa chère et tendre est à l'aise non ? Non ?). C'est pourquoi un soir il a tout simplement décidé de s'en aller dormir autre part. Evidemment, je suis reviendue à la charge (j'ai aussi un 6è sens qui me fait me réveiller pile quand il est pas là). Et j'ai repris mes droits (4/5è du lit).
(Notons que l'homme fait 1m82)
(Et pèse mon double)
Qui a dit qu'il allait souffrir quand on habitera ensemble pendant 3 mois ???
18 avril 2008
Comment coloniser le territoire masculin en toute subtilité
Je fais dans l'intellect en ce moment côté articles, c'est pas croyable. J'ose espérer que vous ne venez pas ici pour connaitre mon opinion sur l'écologie (polluer, c'est MAL et on devrait couper les mains de ceux qui laissent couler le robinet sans s'en servir). Bref je disais donc : comment arriver, plus machiavéliquement tu meurs, à envahir doucement mais surement l'habitat de votre partenaire telle une mauvaise herbe ? La réponse est ici.
Etape 1 : la brosse à dents.
Situation classique :
Fille lambda : Chéri, tu crois pas que ce serait bien que je laisse une brosse à dents chez toi ? Tu sais, comme ça j'aurais pas à trimballer la mienne quand je pense à l'emmener, et je sentirai pas le cadavre quand j'y pense pas. Brosse à dents qui n'est absolument pas un signe de territoire conquis qui marque la fin de ton règne unique et absolu sur ta salle de bain, ni de mon intrusion dans ta zone protégée, tout ça grâce à ce petit objet à poils. Hein je peux ?
Made in moi :
Homme : regarde, ma chérie, moi-même personnellement je t'ai attribué une brosse à dents, même qu'elle est rose ! T'as vu ? Comme ça t'auras pas à trimballer la tienne quand tu penses à l'emmener, et tu sentiras pas le cadavre quand t'y penses pas.
Etape 2 : les fringues.
Situation classique :
Fille lambda : et pendant que j'y suis... Tu crois pas que ça serait pratique que je laisse quelques petites affaires chez toi ? Tu sais, genre une culotte propre, un pyjama, une jupe, deux hauts, trois pulls, quatre paires de chaussettes, des chaussures, mes bouquins et mon chien ?
Made in moi :
Homme : je pense que ça serait bien que tu laisses quelques trucs chez moi... genre que t'ais du rechange quand tu dors accidentellement à la maison. Hein, t'en penses quoi ? Genre tu laisses une culotte propre, un pyjama, une jupe, deux hauts, trois pulls, quatre paires de chaussettes, des chaussures, tes bouquins mais pas ton chien.
Etape 3 : la décoration.
Situation classique :
Fille lambda : j'dis ça comme ça hein... mais ta chambre elle ressemble à une cellule de prison.
Made in moi :
Moi : regardeeeee mon chériiiiiii, je t'ai acheté un beauuuu poster de Keira Knightley !!!!!!!! Il sera beauuuu sur ton mur tout blanc non ???
Je suis perfide, c'est officiel.
Mais vous m'adorez, ne dites pas le contraire !
Image : Pénélope-Jolicoeur.com
24 mars 2008
"I've been dreaming of a true love's kiss !"
Dans un couple, les filles décident de tout. Du lieu du premier rendez-vous à l'accouchement. Elle font juste en sorte de faire croire à leurs conjoints que la fabuleuse idée qui s'est développée dans leur éminent appareil cérébral vient, bien entendu, d'eux. Juste pour ne pas les vexer, si c'est pas trop chou, ça...
Non, cette affirmation ne vient pas des abysses de mon cerveau à forte tendance féministe mais le fruit d'une étude sociologique très très très sérieuse (et j'insiste sur le très très très). Est-il nécessaire d'ajouter que j'y adhère complètement...
Alors certaines en profitent, parfois plus que d'autres. Moi je n'en profite pas, j'en abuse. Allègrement de surcroit. Oui j'irai me repentir un jour, pas de suite, j'ai pas le temps, le repas est prêt dans 15min et en plus, le jugement dernier n'est a priori pas pour demain donc... Quoique on sait jamais. Si ça se trouve je vais m'étouffer dans les 20 prochaines minutes avec ma purée home made et ça va être la cata devant la balance de l'Eternel avec mes 650 tonnes de péchés non expiés. Et je sens que gémir "c'était pas de ma faute" n'aura pas l'effet escompté. Bon allez c'est pas si grave, pour la grande frileuse que je suis, les flammes et les gens qui pleurent dans les bouilloires, ça devrait aller.
C'est ainsi que j'ai convaincu, avec ma force de persuasion légendaire, l'homme de regarder "Il était une fois" avec moi. Oui ce film qui parle de prince et princesse qui se marièrent, eurent un tas de bouseux en couche-culottes et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. Le premier qui pense "le pauvre" sera définitivement exclu de ce blog et me rejoindra quelque part dans les flammes de l'enfer.
Alors non seulement hombre mio a regardé un film "de gonzesse" pour reprendre son expression, mais en plus en V.O. (donc en anglais pour ceux qui percutent lentement). Et celui qui repense "le pauvre, il mérite qu'on lui brûle sa Vanessa et qu'on en fasse des brochettes vendues à la Fête du Boeuf" me rejoindra illico presto sous terre et en plus devra supporter le récit de ma passionnante et fascinante vie. Je sais, c'est dur et d'un coup, le sort de mon homme planté devant les aventures de Giselle et Edouard parait nettement plus enviable.
Quoiqu'en ait conclu mon homologue masculin, ce film est génial. Certes, pour une fille qui possède ne serait-ce qu'un demi milligramme de gnangnantise dans les veines, ce film mériterait carrément un Oscar du film qui permet aux jeunes filles fraiches et innocentes de continuer à croire que le Prince Charmant va arriver sur son fidèle destrier à moteur, armé d'un gun de paintball ou d'une sulfateuse (chacun son arme de prédilection). C'est quand même pas inutile de rappeler que les mecs ne sont pas que des concentrés de défauts sur patte. Oui moi je dis ça. C'est dire l'impact qu'un Walt Disney peut avoir sur mon neurone.
Et merci à l'homme d'avoir passé 1h30 à regarder ce film ou plutôt de m'avoir regardé le regarder. Elle est pas géniale la vie avec moi =P ?!?!
15 février 2008
Bonne résolution de l'année n°53
Je ne me coucherai plus à 3h30 du mat quand j'ai cours à 7h45.
Je ne me coucherai plus à 3h30 du mat quand j'ai cours à 7h45.
Je ne me coucherai plus à 3h30 du mat quand j'ai cours à 7h45.
Je ne me coucherai plus à 3h30 du mat quand j'ai cours à 7h45.
Je ne me coucherai plus à 3h30 du mat quand j'ai cours à 7h45.
J'espère que votre St-Valentin était au moins aussi bien que la mienne et que le lendemain n'a pas été trop dur... Si vous me cherchiez, j'étais la fille qui marchait au radar à la fac et qui comptait les minutes de 7h45 à 12h, à la seconde près, prête à dégommer quiconque se trouvant en travers de mon chemin vers mon lit pour une longue sieste réparatrice (dormir moins de 3h la nuit quand on a un cours de physio animale est un moyen plus que convaincant de vous pousser à la dépression).
C'est con, mais j'ai l'impression d'être en plein décalage horaire =P
La prochaine fois j'essaierai de prendre en compte l'option "ne pas oublier que demain il y a cours" et de ne pas omettre de rentrer chez moi. C'est pas très conseillé de conduire au lever du soleil avec le cerveau en mode absence de transmission... et c'est toujours surprenant pour celui qui m'adresse la parole de devoir attendre 3 à 5 secondes que :
- mon cerveau essaie de faire un lien logique avec tous les mots qui lui sont parvenus
- ledit cerveau trouve des éléments de réponse (pas facile hein quand les seuls mots qui daignent se former sont Dormir ! Dormir ! Dormir !)
- je parvienne à répondre avec une phrase normale sujet-verbe-complément. Généralement c'est là que ça bute alors un grognement, ça peut aussi servir de réponse. Laissez-moi tranquille et végéter en paix maintenant merci.
Vanessa ou la fraicheur incarnée...
06 octobre 2007
It's too late to apologize
On fait tous des erreurs. Chaque jour, chaque moment, chaque instant... avec des conséquences qu'on ne voit pas souvent venir. Quand elles arrivent, il n'y a plus qu'à assumer ou s'en vouloir...
Je suis désolée, je réalise le mal que j'ai bien pu te faire. Je pensais pas que c'était aussi dur de regretter certaines choses. Je voulais pas que ça se finisse comme ça, tu sais, deux ans ne méritent pas de s'achever d'une manière aussi moche. Devant les autres, je fais la fille forte mais ça fait un mois que je craque en y repensant parce que ça me fait mal de penser que maintenant, tu ne fais plus partie de ma vie. J'ai fait des erreurs, j'ai probablement gâché des moments où on aurait pu être plus heureux tous les deux et maintenant j'en paie le prix fort... les regrets, les remords... T'as été mon premier amour, je ne retiendrai que le bon de ce que l'on a vécu ensemble et j'espère que nos chemins ne se sépareront pas trop pour autant.
Bonne continuation Amaury...
"Je sais aujourd'hui une chose, c'est que les histoires d'amour ne se terminent jamais vraiment, elles continuent chacun de son côté. Toi aussi hélas, tu m'oublieras.
Parfois, je me dis que j'aurais du te donner plus de souvenirs, pour que tu mettes plus longtemps à m'oublier. Aujourd'hui, quand je me lève, tu me manques, quand je me lave, tu me manques, quand je me rase, tu me manques, quand je marche dans la rue, tu me manques, quand je vis, tu me manques... Mais je ne te l'ai jamais dit et ça... ça t'a manqué...".
F. Dubosc
20 juillet 2007
Seule au monde
Homme, comment oses-tu abandonner ta chère et tendre un week-end entier pour... pour... pour une LAN !!!!!!! (Ce mot m'écorche la bouche).
C'est pas grave, je me vengerai à coup de virées shoppinguesques interminables en tout genre : ta punition sera de m'accompagner, sans râler, sans protester, sans rechigner, en affichant un sourire ravi (et permanent) de porter mes sacs et de subir un paquet de questions du type "et ce haut, il me va bien ? Hein ? Dis-moi ? Je prends le rose ou le un peu moins rose ? Ou j'en prends pas et je prends les boucles d'oreilles à la place ? Ou les deux ? Hein t'en penses quoi ? Tu choisirais quoi toi ? OH je te parle là !!!!"
Bref, je suis en vacances !!!
Image (j'adore mon air dément) : Maryon, ma compagnonne d'infortune.
13 juillet 2007
Un homme à la cuisine
Chez moi, mon père fait rarement la cuisine. Non pas qu'il y soit nul (bien qu'il ait une conception assez étrange du "on va finir les restes", à savoir, mettre tout dans la même assiette, des bolos aux asperges et paf au micro-onde), mais bien entendu parce que l'homme travaille et donc s'occupe déjà de ramener de quoi nourrir ses 3 ptites femmes qui iront sans vergogne tout faire disparaitre dans des achats en tout genre etc etc (comment ça, le pauvre ?). Bref, là n'est pas la question. Et je dois reconnaitre que généralement, les fois où mon papa enfile son tablier, généralement, ça se regrette pas.
Et pour que plus tard, j'ai le même effet quand mi hombre se mettra aux fourneaux, j'ai décidé de lui inculquer quelques rudiments essentiels et notamment la confection de DESSERTS ! Très important pour conclure tout repas en amoureux !!!
Au début, s'il avait quelques réactions allergiques à l'idée de devoir casser des oeufs ou faire fondre du chocolat, maintenant, c'est presque un pro de la patisserie (si on enlève le fait que Mr s'assoit et attend que je commence à lui donner les directives). Après les fondants au chocolat, les cakes sucrés et salés, les tartes au chocolat, je vous annonce aujourd'hui la venue au monde de la Chose qui sent bon, aussi connue sous le nom de tarte citron-chocolat (et non pas tarte citron-fientes d'oiseau comme les traces de chocolat pourraient le faire croire). Elle pèse un paquet de calories, sa maman va bien et les parents en sont très fiers !
Bon après, côté goût je sais pas encore ce que ça donne parce que par respect pour l'homme qui dégaine la casserole plus vite que son ombre, j'attends son retour de je-ne-sais-où pour pouvoir planter ma cuillère dedans.
Sachant qu'Emeline et moi avons déjà descendu une moitié de tarte au citron à nous deux en une heure, pas sur que celle-là survive à la nuit... mais c'est vendredi 13 après tout :)





