Confessions d'une râleuse

Vanessa ; 1 amoureux ; 2 meilleures copines ; 3 neurones ; 4 mars 1988

23 mars 2008

Ma vie, cette succession d'étranges évènements

200474473_001


En ce moment, je suis d'une humeur de dogue. Faut pas me regarder trop longtemps dans les yeux sinon je vous bouffe. Et allez pas vous plaindre que je vous ai pas prévenus. Donc le premier qui me pose une question nécessitant une réponse de plus de 3 mots, il joue avec sa vie. En fait, le premier qui me pose une question tout court s'expose à de graves représailles. Oui oui c'est valable aussi pour les questions du genre "tu veux du riz ou des pâtes ?".

L'avantage d'avoir une amie toujours à la bourre, c'est que lorsqu'on a rendez-vous à 15h chez moi, je peux passer à table à 14h50 qu'elle me couperait même pas en plein repas. J'ai changé de fuseau horaire, en effet. Le temps que la demoiselle arrive (15h15), la vaisselle est faite et la table débarrassée. I'm the queen of timing.

Après 5 semaines d'absence, l'aspirateur a fait son grand retour triomphal dans ma chambre. Après brossage, nettoyage, frictionnage, désincrustage et délocalisage des moults bestioles qui ont élu domicile entre une paire de chaussure et le coin du mur, mon antre retrouve à peu près une allure présentable. C'est ça le luxe des vacances : le ménage par un dimanche. Après, il me faut trouver un moyen de lutter contre l'invasion des plantes qui arrivent à se glisser entre ma fenêtre et mon toit et qui donnent à l'ensemble un look un peu jungle, les singes en moins. Quoique non les singes ne manquent pas, ils sont juste en totale liberté dans le jardin d'à côté et connus sous le nom de "sales gosses du voisinage".

Pour Pâques, j'ai acheté à l'homme pleins de chocolats. Même que même s'ils étaient au chocolat blanc, ils avaient l'air bon. Sauf que l'homme ce vilain m'a énervé beaucoup beaucoup beaucoup. Du coup je les ai mangés. Je sais, je suis le Mal. (N'empêche qu'ils étaient vraiment bons).

La chambre de ma soeur étant en pleins travaux, la pièce qui la sépare de la mienne est recouverte d'objets plus ou moins dangereux (scie rouillée, perceuse, pinceaux) et connaissant ma chance incontestée dans ce genre de circonstances, je risque très probablement de mourrir du tétanos avant la fin de la semaine. Il parait que ça serait bien fait pour moi. Ils ont tous juré ma perte dans cette maison.



Life goes on...

  

Posté par une damoiselle à 21:27 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mars 2008

Comment me rendre folle en 10 leçons.

Pour mon anniversaire, l'Homme m'a offert une montre. Une jolie montre Morgan, toute brillante dans sa boiboite noire, reposant sur son petit coussin en cuir. Sauf qu'étant d'un naturel chiant, capricieux et autres qualificatifs qui font de moi une personne facile et agréable à vivre, je l'ai trouvé trop... pas assez... bref. Pas vraiment à mon goût.


Oui c'est bon, j'entends d'ici les "quoi, tu oses critiquer les cadeaux qu'on te fait et blablabla ???", silence, la suite vous prouvera que j'ai été bien assez punie pour ça.


Après avoir harcelé l'Homme 40 000 fois de "t'es sur que ça te dérange pas qu'on la change, hein ? Hein ? Hein ?", ce à quoi l'Homme a répondu inlassablement 40 000 fois avec (beaucoup de) patience "non ça ne me dérange pas" (même si je sais que ce n'était qu'un mensonge pour éviter tout débordement), nous sommes donc retournés à la bijouterie. Malheur nous en prit.


AA044493


Dame Bijoutière manque de s'étouffer avec ses perles de Tahiti quand elle entend que sacrilège, je viens échanger la montre.
"Non mais vous vous rendez compte, il l'a choisi pour vous, et vous, vous la ramenez !" (+ regard noir de circonstance).
Plus jamais je viendrai chez toi.
Je choisis une montre et comme c'est prévisible vu que je tape dans la catégorie Poids Plume, le bracelet de la montre est 10 fois trop grand. Et c'est parti pour une guerre psychologique des plus acharnées.



Dame Bijoutière : il faut enlever 3 maillons.

Moi : 3 maillons de moins, ça va être trop serré.
Dame Bijoutière : vous avez un poignet très fin, il faut enlever 3 maillons.
Moi : 3 maillons de moins, ça va être trop serré.
Dame Bijoutière : nous allons donc enlever 3 maillons !
1-0 pour la femme aux bijoux cailloux genoux. Elle prend mon nom, mon numéro de téléphone, et envoie ma montre à l'atelier.

Trois jours passent. Nada.
Une semaine passe. Nada.
Une semaine et un jour passent. Nada.

L'Homme décide donc d'appeler et là, c'est un festival de cris qui l'accueille au téléphone. "Je ne vous ai pas appelé ? Mais la montre est prête depuis longtemps ! Vous êtes sur que je ne vous ai pas appelé ? Parce que moi j'appelle tout le monde ! Vous êtes vraiment sur que je ne vous ai pas appelé ?".

Nous retournons donc à la bijouterie, je suis toute contente de pouvoir enfin récupérer ma montre et j'ai presque envie de faire la bise à la bijoutière. Elle me sort la montre de la boite et là, c'est le drame. C'est la lutte Bijoutière VS Fermoir de la montre. Après 5min à s'escrimer avec le fermoir en menaçant de me péter une veine avec ses ongles, j'ai l'impression d'avoir une menotte au poignet.

Moi : c'est trop serré...
Dame Bijoutière : vous êtes sure ?!?! (je crois que je n'ai jamais eu autant envie de la tuer qu'à ce moment précis).
Moi : je vous ai dit que 3 maillons, ça allait être trop serré...
Dame Bijoutière : oh c'est pas grave, on va la renvoyer à l'atelier et faire ajouter un maillon ! Je vous rappellerai !


Envie de meurtre : on.


Dieu merci, 2 jours après, elle m'appelle en écorchant mon nom au passage, c'est réglé, je reviens une ultime fois mettre les pieds chez elle avec l'intime conviction qu'on ne se reverra heureusement plus. La montre est parfaite même si elle n'a pas pu s'empêcher d'ajouter 2 maillons au lieu de 3. Bref, tout est bien qui finit presque bien.

Parce qu'un jour et demi plus tard, la montre ne marche plus. Plus de piles. Je crois que je viens de gagner la montre de la poisse.
Dans deux jours, revenez lire comment ma montre s'est fissurée toute seule alors qu'elle reposait dans sa boite ou comment une météorite a réussi à transpercer mon toit pour finir sa course pile sur elle.


Ca m'apprendra à vouloir échanger les cadeaux, tiens.

Posté par une damoiselle à 21:28 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mars 2008

Vite, une injection de Botox.

Attention attention. Ceci est un article à haute teneur dramatique. En effet, il m'est consacré (comme tous les autres, certes, mais étant à fort potentiel égocentrique et ceci étant MON blog et que par conséquent, je n'ai nullement l'envie ni l'intention de le consacrer à ma voisine de pallier, vous êtes forcés de faire avec. Ou sans mais après, ça ne me regarde plus), ou plutôt il est consacré à l'entièreté de ma vie. Ne vous sentez-vous pas trop frétillants à l'idée d'en savoir plus ?!?!

Dernière journée à 19 ans. Parce que oui messieurs-dames, demain, j'atteins l'âge symbolique des 20 ans. C'est presque flippant même s'il parait qu'à 20 ans, on est invincible, à 20 ans, rien n'est impossible, qu'on traverse les jours en chantant et l'amour c'est le plus important à 20 ans !!! (ok, ceci correspond exactement à une raison de quitter subitement cette page web).
Petit bilan de mes 20 premières années sur Terre, parce que même si les années passent et ne reviennent normalement plus (bouhouh), il est cependant  important d'en garder une trace quelque part histoire de ne pas oublier ou de ne pas refaire encore et encore les mêmes erreurs.

200146280_001



En 20 ans, j'ai / je suis :



- Grandi. Pas tant que ça, mais 1m58, c'est très bien et d'ailleurs comme l'a dit un groupe d'intellectuelles composé de 3 membres lilliputiens, plus c'est grand, plus c'est con. En plus joliment dit "les plus beaux bijoux sont dans les plus petits écrins".
Bon c'est pas demain la veille que les gens arrêteront de me dire "toi 20 ans cette année ? Nooon, j'aurais dit 16 !!!" (pouffiasse). A choisir, je préfère encore la version de la vieille chinoise en Australie qui m'a sorti "you're gonna be 20 but you're still have the baby face, it's soooooo cuuuuute !!!".

- Evolué : tant mieux remarque, la régression aurait été plutôt inquiétante. Même s'il reste du chemin à faire avant d'être quelqu'un d'accompli, j'y arrive, du moins j'essaie, doucement mais surement. Pour preuve, aujourd'hui j'ai même pas crié après mon modem défaillant et son putain de message de merde qui stipulait que blablabla connectivité inexistante blablabla je t'ai bien eu alors ce soir tu travailles ma grosse !!! Il y a du progrès, c'est indéniable.

- Aimé : ça a du bon comme ça a du mauvais. La vie continue, que ce soit avant, pendant ou après de toute façon, alors pourquoi s'en faire quand il reste tant à vivre...


- Fait des erreurs : prendre des mauvaises décisions, n'être pas très fute-fute, dire des bêtises, faire confiance à tort, pas toujours assumer mes choix, ne pas avoir suffisamment confiance en moi, me prendre la tête pour des gens qui n'en méritaient pas tant... Reconnaitre ses erreurs est une chose pas toujours évidente. Mais ne pas les réitérer est encore plus important.

- Fait des choses bien : j'ai sauvé une gamine de la noyade (tout mon blog laisse entendre que j'aurai plutôt chronométré le temps qu'elle tiendrait). Je laisse ma place aux personnes âgées quand je prends le bus. Je donne mes pièces à la Croix Rouge ou tout autre oeuvre caritative quand je vois une urne prévue à cet effet. J'aime aider les inconnus (et les connus). Je...
Je sais, ça détruit complètement l'image de méchante, calculatrice, manipulatrice, sournoise, mesquine, horrible, cruelle, diabolique, qui prend des bains dans le sang de ses victimes, que j'ai. Dommage, hein.

- Eu des amis, des vrais : on sous-estime trop le bonheur que c'est de passer du temps avec des gens comme eux.

- Eté fière de moi : c'est pas tous les jours qu'on arrive 7è sur 200 à un concours d'écriture (quand bien même le concours était axé Harry Potter mdrrr). Et j'ai eu mon permis ! Et mon bac mention TB ! Et mes deux premières années de licence ! Tchihiiii ! Quoique, au-delà de tout ça, c'est rendre ses proches fiers de soi qui est encore plus gratifiant.

- Partie en voyage : je remercierai jamais assez mes parents de m'avoir permise de visiter autant de pays. France, Vietnam, Indonésie, Thaïlande, Singapour, Nouvelle-Zélande, Sri Lanka, Australie, Fidji, Hong Kong, Macau, et autant de raisons d'être plus ouverte d'esprit... Qu'est-ce qu'on se sent con de se prendre la tête pour des broutilles quand à plusieurs milliers de km de là, la seule chose qui peut tarauder les gens, c'est comment survivre jusqu'à demain...

- Devenue une rebelle : une rebelle piercée et tatouée, oui monsieur !

Je ne sais pas trop ce que j'attends de cette nouvelle dizaine. On va dire le principal, du bonheur du début à la fin et quand bien même ce ne sera pas facile tous les jours, juste espérer de pouvoir toujours se relever avec, comme dit Benjamin quelques commentaires plus bas,
vivre comme seul leitmotiv.

Enjoy your twenties, Vanessa.

Je commence mes 20 ans en me parlant à moi-même, j'avais prévenu que je virerai mamie gâteuse tôt ou tard.


Posté par une damoiselle à 21:05 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2008

L'hérédité, c'est dur parfois.

200572960_001


C'est en regardant ce matin mon père fixer une prise électrique au mur en lui hurlant dessus "P*tain mais arrête de bouger ! Je t'ai dit de rester à ta place !" que j'ai compris d'où venait ma manie de crier après les meubles qui me rentrent dedans (le mobilier a tendance à être agressif chez moi, il aime bien se mettre entre mon pied et là où j'aurais voulu le poser) ou le fait de hurler "mais casse-toi !!!" à la fourmi qui a la bonne idée de m'escalader le bras pour la 30ème fois.


Tout est une question de gènes.

Ou de self-control.


Posté par une damoiselle à 14:07 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

El tiempo se va pasando...

Randolph, cet article est pour toi. Là, normalement, tu verses une petite larme d'émotion, surtout en sachant que je le tape à 21h57 précisément alors que je devrai être présentement au fond de mon lit, à me poser 1000 et 1 questions existentielles et philosophiques (commençant souvent par "qu'est-ce que je vais mettre demain ?") et à débattre avec mon moi profond. Et j'oublierai ensuite de porter plainte contre toi pour harcèlement moral parce qu'il s'est passé 10 plombes entre l'article précédent et celui-ci.

sb10065491q_001Mardi prochain, j'ai 20 ans. 20 ans, c'est scientifiquement l'âge où les neurones commencent à se faire gentiment la malle et celui où la DHEA, l'hormone anti-vieillissement, décroit (rassurez-vous, pour plein de monde, les neurones ont déjà commencé à voir autre chose que la boite crânienne depuis belle lurette. La transition ne doit pas se faire trop ressentir...). Oui, dit comme ça, ça donne surtout envie de se scotcher les joues pour éviter leur descente inexorable vers le sol et le look sharpei. C'est pas la classe d'être vieux et de faire floc-floc.

Bon alors la tradition veut qu'on fasse un voeu au moment où on souffle ses bougies, solidement plantées dans la chantilly du gâteau ultra-calorique 2-secondes-dans-la-bouche-10-ans-dans-les-fesses (oui à 20 ans, j'exige toujours un gâteau bourré de pleins de trucs chimiques que je peux m'enfourner sans scrupules parce que j'irai cramer tout ça avec une prof de BodyJam surexcitée qui nous apprend à danser sur Staying Alive). Cette année, j'ai décidé de faire un voeu altruiste.

St Esprit des Gateaux d'Anniversaires, donne à ceux qui en ont besoin une tranche de cerveau supplémentaire. Je pense en particulier à ceux qui doublent en voiture sans mettre de clignotant. Ceux qui ne savent pas prendre un rond-point sans ressentir le besoin urgent de rentrer dans la voiture de leur prochain. Ceux qui adoooorent se mêler des histoires des autres pour oublier un tant soit peu la misérabilité de leur propre existence. Ceux qui sont incapables de se faire leur propre opinion et se laissent influencer par le dernier des idiots, titre auquel ils pourraient prétendre après coup. Ceux qui laissent leurs gosses jouer trop près de mes fenêtres, surtout quand les gosses sus-cités prônent la trompette comme instrument phare de l'année 2008. Ceux qui zappent de se brosser les dents quand on leur dit bonjour de bon matin. Et à moi d'écrire ces inepties à 22h48 alors que je suis sensée être en train de bosser ardemment dans une salle de cours dans quelques heures...

Posté par une damoiselle à 23:12 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2008

Se faire du mal toute seule, part I

Le fait est que je ne peux pas regarder un film d'horreur sans être traumatisée pour les 15 nuits à venir, à me demander si le point rouge là-bas, c'est pas l'oeil torve d'un psychopathe ayant décidé d'aller déboyauter quelqu'un avant d'aller dormir, et à allumer toutes les lumières de la maison quand je suis toute seule (c'est maaal, je le sais, je le ferai plus).

Sauf que lorsque Chéri a proposé qu'on regarde 1408, un film traitant des maisons hantées, j'ai dit oui. Vous remarquerez que souvent, dans les cas où les gens sensés diraient non, je réponds souvent oui. Freud et ses copains en auraient des choses à dire. Où est la logique dans tout ça, je ne sais pas. Le masochisme par contre, je sais très bien où il est. Dans une zone particulièrement bien développée et manifestement très en activité de mon cerveau.


1408_0


J'ai quand même tenu 30 minutes, planquée derrière un oreiller, gagnant petit à petit en profondeur dans les abysses de la couette, mais entendre le bonhomme dans le film annoncer avoir retrouvé sa femme de ménage aveugle, qu'elle s'était arrachée elle-même les yeux  grace à une lime à ongles (oui oui, dit comme ça, ça peut avoir l'air comique), ça a été un peu la goutte d'eau qui fait déborder le gâteau. Ou la cerise sur le vase, comme vous préférez. Bref en 2 temps, 3 mouvements, le film a été arrêté, le dossier fermé, l'ordi rangé et moi aux aguets.

Bien entendu, on ne s'arrête pas là. Comme si ça ne suffisait pas, je demande à Chéri de me raconter tous les films d'horreur qui l'ont le plus marqué. C'est ainsi que j'ai appris l'existence de Freddy Krueger qui a une petite préférence pour les arrivées surprises dans les rêves (je ne dormirai plus) ou que des gens sont morts de crise cardiaque en regardant la Passion du Christ. Inutile de dire qu'à ce stade avancé de la nuit, j'étais quelque part ratatinée au fond du lit. Une vraie flippette oui.

Après ça il a quand même fallu que je rentre chez moi. Toute seule en voiture. Toute seule en voiture sur une route déserte. Bon ok pas si déserte que ça, mais dire que j'ai croisé un tas de fêtards bourrés du samedi soir, ça ôte tout le drame, le suspens, la peur au ventre de la situation. On dirait pas comme ça mais 3km de route à 1h du matin, c'est long. C'est flippant. Ca m'aurait même pas étonné de croiser la fille dans Gothika avec sa copine du Cercle en train de faire du stop.


gothika

Je crois que je ne me serais pas arrêtée. Quand bien même elles se feraient éliminer à la prochaine étape et devraient rentrer en France sans avoir pu mettre les pieds en Bolivie et contempler ses somptueux décors, etc etc. Comprendra qui regardera une certaine émission...


Je suis quand même arrivée chez moi vivante, entière et sans rencontrer de macchabées. Sauf que bien évidemment, le point rouge dans ma chambre en pleine nuit, il m'a quand même dérangé quelques instants... jusqu'à ce que je me rappelle que c'était un des boutons du ventilateur.

Maintenant que j'y repense, il y avait bien un chat écrasé sur la route en rentrant. Promis, j'y suis pour rien. Cyril peut-être à la rigueur... (assassin !). J'assume d'être une trouillarde. Oui parfaitement.


 

Posté par une damoiselle à 12:04 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 février 2008

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Au vu de ce titre, vous vous dites tous "mais qui donc cette cinglée a-t-elle décidé de torturer pour son bien aujourd'hui ?". Eh bien vous avez tort. Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas moi qui ai joué les bourreaux cette fois mais plutôt l'homme aux longs cheveux dorés qui laisse des traces de sueur partout même qu'il en pleut quand il agite un bras (aka Prof de BodyCombat). Je sais, vous mourrez d'envie vous aussi de vous prendre une rafale de gouttes sur la tête à l'évocation de sa personne.


200200305_001


Retour en arrière : janvier 2008, décembre 2007, novembre 2007, octobre 2007. Ma mère et ses idées sorties tout droit des abimes de son cerveau, quelque part entre "comment torturer ma fille aujourd'hui" et "pièges cachés", arrivent un jour vers moi, la bouche en coeur (j'aurai du me méfier), et me demandent d'une voix doucereuse : "Ma chérie... ça te dirait pas de faire du sport un peu ?".
En temps normal, j'aurai levé un sourcil et continué ma lecture du Coco TV (notez mes hautes références littéraires) mais j'ai répondu oui. Non c'est pas possible, maintenant que j'y repense, quelqu'un a du posséder mon corps le temps de la réponse, il n'y a pas d'autres explications possibles.

C'est ainsi que je me suis retrouvée inscrite dans un club de sport qui permet de s'OXYGENEr les poumons. Non je ne ferai pas de pub, je ne suis pas comme ça moi, voyons.
Bref, pendant un bon mois et demi, je m'y suis rendue quasiment tous les jours (on applaudit l'effort). Certes c'est pas demain la veille qu'on m'appellera Jane Rambo, encore heureux cela dit, la vie doit pas être facile quand on a un air aussi vif et alerte que Sylvester.

Je passerai sous silence les deux mois de pause pendant lesquels je me suis empiffrée de cochonneries indonésiennes... RIP abdos.

Sauf que. La salle de torture sport finit toujours par nous rattraper. En tout cas, par me rattraper. Parce qu'aujourd'hui gentes dames (les hommes ne sont pas invités à lire cet article parce que connaissant le caractère hautement mesquin de certains, j'épargne à mes oreilles tout sarcasme contenant les mots "petite nature" et autres qualificatifs n'ayant pas de raison d'être ici), c'est la reprise. La reprise par du BodyCombat. La reprise avec le prof qui nous incite à nous taper dessus comme des biches, d'après son expression. Et ce fut dur. Très dur. J'ai du perdre 5 hecto-litres d'eau à la minute. Mais je me félicite, j'ai réussi à ne pas finir toute bleue comme la première fois. C'est déjà une victoire quelque part, avouez-le.

Et dire que quand je partirai en France, ça sera ma soeur qui reprendra le flambeau et qui viendra à son tour ajouter sa transpiration sur le parquet de la salle du fond. J'ai comme une envie de dire "mouhahahaha".

En attendant, si vous me cherchez, suivez la flaque d'eau...

Je tiens à remercier Maitre Mills sans qui je n'aurais jamais posé un quart d'orteil dans une salle de sport autrement que sous la menace.


Posté par une damoiselle à 20:45 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 février 2008

Ayayaya qué calor

La seule façon de survivre sous un toit chauffé à plusieurs milliers de kilowatts est de se balader à poil chez soi. Déconseillé si vous avez des colocataires peu portés sur le nudisme mais archi conseillé si vous ne voulez pas finir aussi fondue qu'un fromage en pleine raclette party.

72012013


Première semaine de reprise achevée, il ne m'en reste plus que... en fait trop pour les énumérer sans avoir envie de manger mes cours de microbiologie mais grosso modo, tout s'est plutôt bien passé. Mes profs sont toujours aussi flippants pour la plupart ; pourquoi, mais pourquoi, notre prof de physio végétale nous conseille-t-il, entre deux cycles de reproduction des plantes, de vendre notre image de jeune et-c'est-pas-les-asiatiques-qui-diront-le-contraire ?  (+ regard inquisiteur dans ma direction. Problème, mon cerveau n'ayant pas enregistré ce qu'il venait de déblatérer pendant les 10 dernières secondes, j'ai été incapable de répondre autre chose que "oui").

Ceci n'étant qu'un message de prévention à l'adresse de ceux qui me croyaient morte suicidée par ma rentrée (que nenni, j'ai même affronté cet épisode de ma vie avec brio, courage et des paquets de "plus que 72 minutes de cours") mais tout va bien, je dois même dire que tout va très bien !

Prochainement, je vous parlerai de mes dons de voyance qui me font très peur que j'ose même plus sortir de ma chambre la nuit pour aller aux toilettes ou de comment rendre fou son entourage en psalmodiant nuit et jour "Mamma mia, here I go again, my, my, how can I resist you ?". Il parait que je chante faux... (foutaises).

Posté par une damoiselle à 14:00 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2008

Je suis venue, j'ai vu et je suis repartie

En gros, comment résumer ma rentrée en quelques mots. Préparée psychologiquement depuis quelques jours à griffonner non-stop de 14h à 18h15 des mots sans queue ni tête du genre mitochondries ou couple d'enzymes GS-GOGAT (mais si, mais si, c'est enfoui quelque part dans vos mémoires pas très fraiches) sans pauses, sans instants de répit et surtout sans respirer, je m'étais pas attendue à passer seulement 30min les fesses dans une salle qui n'était même pas celle indiquée sur le tableau d'affichage (sic) avant d'être éjectée chez moi pour cause de professeurs-ont-une-réunion-super-importante-dégagez-bande-de-morpions. Ma phrase fait sensiblement 6 lignes, vous avez le droit de la relire 3 fois pour être surs de l'avoir comprise.


Bref.


La journée ayant bien sur impeccablement commencée avec un doigt qui se coince dans le lave-vaisselle puis le livre de chevet qui me tombe sur l'orteil... je reste zen, je ne suis que calme et grimaces de douleur sourires bienveillants. Je passerai sous silence toute l'heure pendant laquelle une certaine personne m'a écouté pleurnicher au rythme de "j'veux pas y alleeeeeer" et autres "de toute façon, ils sont TOUS méchants avec moi !!!". Je te décernerai le prix Nobel de la patience un jour, promis.
Après remontages psychologiques des bretelles qui ont commencé gentiment par "c'est toi la meilleure" et qui ont fini par "de toute façon, t'as pas le choix alors t'as qu'à t'y faire !!!" (uais après réflexion, le prix de la patience, je vais me le garder hein), je me mets donc en route, plus ou moins guillerette (plutôt moins que plus, vous l'aurez deviné), vers la fac. Juste avant, je remarque que le poteau que j'ai accidentellement frôlé, effleuré, preeeesque pas touché dans le parking a laissé sur ma voiture une marque blanche canon sur la carrosserie... noire. A mort.


[ Interlude pendant lequel il faut lire le paragraphe qui commence l'article. Je ne suis que suite logique dans mes propos. ]


73434560


Après ce qui a constitué un développement détaillé et déprimant du programme de physiologie végétale, j'ai à peine le temps de poser un orteil chez moi que je suis renvoyée par l'autorité maternelle pour faire les courses à Géant.


Parcours du combattant en plusieurs étapes :

1- arriver à Géant. Pour la première fois depuis X temps, j'ai ... en voiture. Non je dirai pas, de toute façon, c'est très facile à deviner. Oui j'ai honte, surtout quand la voiture de derrière s'impatiente et a l'air de dire "bon elle avance cette grognasse ?".
2- manoeuvrer le charriot. Surement parce que quelqu'un aime saboter ma vie en ce moment, j'ai hérité du charriot qui préfère rouler de travers plutôt que de faire des lignes droites. Pardon au Papi que j'ai poussé  dans le rayon fruits et légumes.
3- entasser les courses dans la voiture. Si demain je retrouve un pot de moutarde sous le siège passager... Quoi, j'aurai du tout mettre dans le coffre ? La quiche que je suis préfère se garer en marche arrière alors on fait comme on peut.
4- perturber (qui est un terme plus élégant que faire c...) les conducteurs de derrière parce que je roule à 50 km/h pile. C'est pas parce qu'ils ont pas un pot de moutarde qui aime bien se balader un peu à gauche, un peu à droite et un peu sous le frein que c'est le cas de tout le monde !!!
5- descendre 6 sacs de courses tout en fermant la voiture, en repliant le rétro droit, en remontant les vitres et en faisant gaffe à ce que le sac le plus lourd qui est évidemment troué ne renverse pas son contenu sur moi / le tapis de sol / la route / l'escalier. Des fois, je crois que je suis WonderWoman.


La journée est presque finie, courage...

Au fait, bonne rentrée à tous les universitaires =P

Posté par une damoiselle à 19:05 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2008

Donnez-moi une poutre, une corde, une chaise, un papier et un stylo

Cette île est une ode au suicide.


Si ce n'est pas ma mère qui hurle à la mort parce que je m'extraie difficilement de mon lit à 9h (bien) passée, c'est la chaleur étouffante qui me poussera à me passer la corde au cou.

Ou la perspective de la rentrée et de ses 140h de géologie qui m'attendent (oui j'ai compté combien il y en a, je suis une fille comme ça moi, si je pouvais me faire déprimer davantage, je le ferais volontiers et avec une certaine satisfaction... Je sais, il y a un mot pour qualifier ça, d'ailleurs on me souffle "masochisme"). L'enfer a officiellement un nom, il s'appelle Pétrologie Magmatique, Géotectonique et Pétrologie Métamorphique.

Ou le fait de devoir me lever à 6h du matin 5 jours par semaine. Ca, c'est la partie la plus inhumaine du lot.

Ou les poteaux vicieux que je me prends en sortant des places de parking. Ce n'est pas de ma faute, c'est le poteau qui aurait pas du se mettre en travers de mon chemin. Voiture chérie n'a rien eu, à part surement une petite égratignure de plus. Après tout, on s'est déjà pris un mur toutes les deux... en roulant au pas et en marche arrière, certes. Le premier qui se marre, je lui roule dessus, ça doit pas être dur, je suis sure de pouvoir y arriver sans même le faire exprès alors... =P

Ou mon placard à chaussures à qui je ne donne pas plus de 3 jours d'espérance de vie avant qu'il ne s'écrase  lamentablement au sol.

Ou ce temps merveilleux qui alterne passages nuageux, pluies diluviennes et éclaircies temporaires (note to self : si je renonce à ma carrière de scientifique, je pourrai toujours me recycler en présentatrice météo. Le plus dur sera de ne pas placer Nouméa au niveau de Houaïlou sur une carte).

Ou les moustiques qui essaient de me saigner à blanc dès qu'ils en ont l'occasion... J'ai du occire leur chef et ils tentent de le venger à coup d'attaques en escadron sur mon mollet droit.

Ou mon réveil de 20cm de circonférence qui, en sonnant, va surement d'abord me crever le tympan avant de réveiller mes parents à l'autre bout de la maison, provoquer un arrêt cardiaque chez la mère-grand du dessus, alerter le voisin du bout de la rue et créer une campagne anti-nuisance sonore dans le quartier. "Merci Chéri".


Photo_0001


Pix : le monstre. Mais qu'il est beau (quand il est silencieux).

Posté par une damoiselle à 23:30 - Ma vie est un grand n'importe quoi - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2  3  4  5  6  7   Page suivante »